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Qu'est-ce que le Spiritisme ?
« Naître, mourir, renaître encore et progresser sans cesse, telle est la loi.»
Allan Kardec
- C'est un ensemble de principes et de lois, révélés par
les Esprits Supérieurs, contenus dans les ouvrages d'Allan Kardec qui
constituent la Codification Spirite : Le Livre des Esprits, Le Livre des Médiums, L'Evangile selon le Spiritisme, Le Ciel et l'Enfer et La Genèse.
« Le Spiritisme est une science qui traite de la
nature, de l'origine et de la destinée des Esprits, et de leurs
rapports avec le monde corporel. »
Extrait de Qu'est-ce que le Spiritisme d'Allan Kardec
« Le Spiritisme réalise ce que Jésus a dit du
consolateur promis : connaissance des choses qui fait que l'homme sait
d'où il vient, où il va, et pourquoi il est sur la terre ; rappel aux
vrais principes de la loi de Dieu, et consolation par la foi et
l'espérance. »
Extrait de L’Evangile selon le Spiritisme d'Allan Kardec
Principes
- Dieu est éternel, immuable, immatériel, unique, tout-puissant, souverainement juste et bon.
- Il a créé l’univers qui comprend tous les êtres animés et inanimés, matériels et immatériels
- Les êtres matériels constituent le monde visible ou
corporel, et les êtres immatériels le monde invisible ou spirite,
c’est-à-dire des Esprits.
- Le monde spirite est le monde normal, primitif, éternel, préexistant et survivant à tout.
- Le monde corporel n’est que secondaire ; il pourrait
cesser d’exister, ou n’avoir jamais existé, sans altérer l’essence du
monde spirite.
- Les Esprits revêtent temporairement une enveloppe matérielle périssable, dont la destruction, par la mort les rend à la liberté.
- Parmi les différentes espèces d’êtres corporels, Dieu a
choisi l’espèce humaine pour l’incarnation des Esprits arrivés à un
certain degré de développement, c’est ce qui lui donne la supériorité
morale et intellectuelle sur les autres.
- L’âme est un Esprit incarné dont le corps n’est que l’enveloppe.
- Il y a dans l’homme trois choses :
1. le corps ou être matériel analogue aux animaux, et animé par le même principe vital
2. l’âme ou être immatériel, Esprit incarné dans le corps ;
3. le lien qui unit l’âme et le corps, principe intermédiaire entre la matière et l’Esprit.
- L’homme a ainsi deux natures : par son corps, il
participe de la nature des animaux dont il a les instincts ; par son
âme il participe de la nature des Esprits.
- Le lien ou périsprit qui unit le corps et l’Esprit est
une sorte d’enveloppe semi-matérielle. La mort est la destruction de
l’enveloppe la plus grossière ; l’Esprit conserve la seconde, qui
constitue pour lui un corps éthéré, invisible pour nous dans l’état
normal, mais qu’il peut rendre accidentellement visible et même
tangible, comme cela a lieu dans le phénomène des apparitions.
- L’Esprit n’est point ainsi un être abstrait indéfini, que
la pensée seule peut concevoir ; c’est un être réel, circonscrit qui,
dans certains cas, est appréciable par les sens de la vue, de l’ouïe et
du toucher.
- Les Esprits appartiennent à différentes classes et ne
sont égaux ni en puissance, ni en intelligence, ni en savoir, ni en
moralité. Ceux du premier ordre sont les Esprits supérieurs qui se
distinguent des autres par leur perfection, leurs connaissances, leur
rapprochement de Dieu, la pureté de leurs sentiments et leur amour du
bien : ce sont les anges ou purs Esprits. Les autres classes
s’éloignent de plus en plus de cette perfection ; ceux des rangs
inférieurs sont enclins à la plupart de nos passions : la haine,
l’envie, la jalousie, l’orgueil, etc. ; ils se plaisent au mal. Dans le
nombre, il en est qui ne sont ni très bons ni très mauvais, plus
brouillons et tracassiers que méchants, la malice et les inconséquences
semblent être leur partage : ce sont les Esprits follets ou légers.
- Les Esprits n’appartiennent pas perpétuellement au même
ordre. Tous s’améliorent en passant par les différents degrés de la
hiérarchie spirite. Cette amélioration a lieu par l’incarnation qui est
imposée aux uns comme expiation, et aux autres comme mission. La vie
matérielle est une épreuve qu’ils doivent subir à plusieurs reprises
jusqu’à ce qu’ils aient atteint la perfection absolue ; c’est une sorte
d’étamine ou d’épuratoire d’où ils sortent plus ou moins purifiés.
- En quittant le corps, l’âme rentre dans le monde des
Esprits d’où elle était sortie, pour reprendre une nouvelle existence
matérielle après un laps de temps plus ou moins long pendant lequel
elle est à l’état d’Esprit errant.
- L’Esprit devant passer par plusieurs incarnations, il en
résulte que nous tous avons eu plusieurs existences, et que nous en
aurons encore d’autres plus ou moins perfectionnées, soit sur cette
terre, soit dans d’autres mondes.
- L’incarnation des Esprits a toujours lieu dans l’espèce
humaine ; ce serait une erreur de croire que l’âme ou Esprit peut
s’incarner dans le corps d’un animal.
- Les différentes existences corporelles de l’Esprit sont
toujours progressives et jamais rétrogrades ; mais la rapidité du
progrès dépend des efforts que nous faisons pour arriver à la
perfection.
- Les qualités de l’âme sont celles de l’Esprit qui est
incarné en nous ; ainsi l’homme de bien est l’incarnation du bon
Esprit, et l’homme pervers celle d’un Esprit impur.
- L’âme avait son individualité avant son incarnation ; elle la conserve après sa séparation du corps.
- A sa rentrée dans le monde des Esprits, l’âme y retrouve
tous ceux qu’elle a connus sur terre, et toutes ses existences
antérieures se retracent à sa mémoire avec le souvenir de tout le bien
et de tout le mal qu’elle a fait.
- L’Esprit incarné est sous l’influence de la matière ;
l’homme qui surmonte cette influence par l’élévation et l’épuration de
son âme se rapproche des bons Esprits avec lesquels il sera un jour.
Celui qui se laisse dominer par les mauvaises passions et place toutes
ses joies dans la satisfaction des appétits grossiers, se rapproche des
Esprits impurs en donnant la prépondérance à la nature animale.
- Les Esprits incarnés habitent les différents globes de l’univers.
- Les Esprits non incarnés ou errants n’occupent point une
région déterminée et circonscrite ; ils sont partout dans l’espace et à
nos côtés, nous voyant et nous coudoyant sans cesse ; c’est toute une
population invisible qui s’agite autour de nous.
- Les Esprits exercent sur le monde moral, et même sur le
monde physique, une action incessante ; ils agissent sur la matière et
sur la pensée, et constituent une des puissances de la nature, cause
efficiente d’une foule de phénomènes jusqu’alors inexpliqués ou mal
expliqués, et qui ne trouvent une solution rationnelle que dans le
spiritisme.
- Les relations des Esprits avec les hommes sont
constantes. Les bons Esprits nous sollicitent au bien, nous soutiennent
dans les épreuves de la vie, et nous aident à les supporter avec
courage et résignation ; les mauvais nous sollicitent au mal : c’est
pour eux une jouissance de nous voir succomber et de nous assimiler à
eux.
- Les communications des Esprits avec les hommes sont
occultes ou ostensibles. Les communications occultes ont lieu par
l’influence bonne ou mauvaise qu’ils exercent sur nous à notre insu ;
c’est à notre jugement de discerner les bonnes et les mauvaises
inspirations. Les communications ostensibles ont lieu au moyen de
l’écriture, de la parole ou autres manifestations matérielles, le plus
souvent par l’intermédiaire des médiums qui leur servent d’instruments.
- Les Esprits se manifestent spontanément ou sur évocation.
On peut évoquer tous les Esprits : ceux qui ont animé des hommes
obscurs, comme ceux des personnages les plus illustres, quelle que soit
l’époque à laquelle ils ont vécu ; ceux de nos parents, de nos amis ou
de nos ennemis, et en obtenir, par des communications écrites ou
verbales, des conseils, des renseignements sur leur situation
d’outre-tombe, sur leurs pensées à notre égard, ainsi que les
révélations qu’il leur est permis de nous faire.
- Les Esprits sont attirés en raison de leur sympathie pour
la nature morale du milieu qui les évoque. Les Esprits supérieurs se
plaisent dans les réunions sérieuses où dominent l’amour du bien et le
désir sincère de s’instruire et de s’améliorer. Leur présence en écarte
les Esprits inférieurs qui y trouvent au contraire un libre accès, et
peuvent agir en toute liberté parmi les personnes frivoles ou guidées
par la seule curiosité, et partout où se rencontrent de mauvais
instincts. Loin d’en obtenir ni bons avis, ni renseignements utiles, on
ne doit en attendre que des futilités, des mensonges, de mauvaises
plaisanteries ou des mystifications, car ils empruntent souvent des
noms vénérés pour mieux induire en erreur.
- La distinction des bons et des mauvais Esprits est
extrêmement facile ; le langage des Esprits supérieurs est constamment
digne, noble, empreint de la plus haute moralité, dégagé de toute basse
passion ; leurs conseils respirent la sagesse la plus pure, et ont
toujours pour but notre amélioration et le bien de l’humanité. Celui
des Esprits inférieurs, au contraire, est inconséquent, souvent trivial
et même grossier ; s’ils disent parfois des choses bonnes et vraies,
ils en disent plus souvent de fausses et d’absurdes par malice ou par
ignorance ; ils se jouent de la crédulité et s’amusent aux dépens de
ceux qui les interrogent en flattant leur vanité, en berçant leurs
désirs de fausses espérances. En résumé, les communications sérieuses,
dans toute l’acception du mot, n’ont lieu que dans les centres sérieux,
dans ceux dont les membres sont unis par une communion intime de
pensées en vue du bien.
- La morale des Esprits supérieurs se résume comme celle du
Christ en cette maxime évangélique : Agir envers les autres comme nous
voudrions que les autres agissent envers nous-mêmes ; c’est-à-dire
faire le bien et ne point faire le mal. L’homme trouve dans ce principe
la règle universelle de conduite pour ses moindres actions.
- Ils nous enseignent que l’égoïsme, l’orgueil, la
sensualité sont des passions qui nous rapprochent de la nature animale
en nous attachant à la matière ; que l’homme qui, dès ici-bas, se
détache de la matière par le mépris des futilités mondaines et l’amour
du prochain, se rapproche de la nature spirituelle ; que chacun de nous
doit se rendre utile selon les facultés et les moyens que Dieu a mis
entre ses mains pour l’éprouver ; que le Fort et le Puissant doivent
appui et protection au Faible, car celui qui abuse de sa force et de sa
puissance pour opprimer son semblable viole la loi de Dieu. Ils
enseignent enfin, que dans le monde des Esprits, rien ne pouvant être
caché, l’hypocrite sera démasqué et toutes ses turpitudes dévoilées ;
que la présence inévitable et de tous les instants de ceux envers
lesquels nous aurons mal agi est un des châtiments qui nous sont
réservés ; qu’à l’état d’infériorité et de supériorité des Esprits sont
attachées des peines et des jouissances qui nous sont inconnues sur la
terre.
- Mais ils nous enseignent aussi qu’il n’est pas de fautes
irrémissibles et qui ne puissent être effacées par l’expiation. L’homme
en trouve le moyen dans les différentes existences qui lui permettent
d’avancer, selon son désir et ses efforts, dans la voie du progrès et
vers la perfection qui est son but final.
Extrait du Livre des Esprits d'Allan Kardec
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